themes de conferences :

le rapport au religieux,
les rapports entre la France et les USA...

CONFERENCES

Edouard Valdman propose des conférences sur les thèmes et sujets décrits ci-dessous.


THEME 1 :
LE RAPPORT AU RELIGIEUX


Les Juifs et l'argent.
Pour une métaphysique de l'argent



Contrairement à ce qui est habituellement formulé, l'argent est du côté de l'homme contre tous les ordres et tous les totalitarismes. L'argent n'est pas une idole. Il est paradoxalement ce qui nie les idoles, déstabilise les nations, les vérités, les hiérarchies, les oppressions. Il est le signe indélébile de la quête inépuisable de l'homme, de sa soif inaltérable d'absolu.

Il est un symbole du vide, de la séparation ontologique et renvoie à la transcendance.

A travers une lecture de Lévinas, de Nietzsche, Edouard Valdman montre comment le juif a préservé parmi les nations, au travers de la symbolique de l'argent, l'espace de l'altérité.

Edouard Valdman a donné une conférence à ce sujet à la Maison Française de Columbia University en avril 2002, et à Princeton University




Être juif : une identité !


Un enfant naît en France, au seuil de la dernière guerre, d’une mère catholique et d’un père juif. Ce dernier occulte auprès de sa future épouse sa condition de juif. Il craint qu’elle ne renonce à l’épouser étant donné le caractère clérical de son milieu.

Le cataclysme dissipera le malentendu. Le père est contraint de décliner son identité, de se déclarer, et le drame commence.

Ce récit est l’histoire d’une blessure qui ne fera que dévoiler celle plus essentielle que l’ange a inscrite à la hanche de Jacob. C’est en écrivant ce récit que l’homme plus tard lira son identité et ses exigences.

Qu’est-ce qu’être juif ?



Dieu n'est pas mort : le malentendu des Lumières


Le XVIIIème siècle s'est voulu celui de la philosophie des Lumières, de la toute puissance de la Raison et du savoir encyclopédique. Celles-ci se sont fondées sur une critique radicale de la religion et du despotisme royal. Sur la mort de Dieu, elles ont prétendu instituer le royaume de l'homme et celui de ses droits : liberté, égalité ou la mort !

Avec le XIXème siècle, débute celui des grands massacres, celui de la terreur. Le XXème siècle achève le meurtre. Ce n'est plus le problème de la mort de Dieu qui se pose. Nous sommes entrés dans la problématique de la mort de l'homme.

N'y aurait-il pas un malentendu fondamental quant à la mort de Dieu telle que l'a conçue la philosophie des Lumières, et quant aux droits de l'homme tels qu'ils ont été fondés sur ce meurtre ?

L'Allemagne à travers la Réforme protestante et les pays anglo-saxons à sa suite n'ont pas tué Dieu. Ils l'ont intégré. La transcendance est irréductible. La Grande-Bretagne a résisté à Napoléon, mais elle a résisté aussi à Hitler. La France a succombé malgré les droits de l'homme.

Au-delà d'une égalité mythyfiée ne s'agirait-il pas de faire resurgir une authentique différence et au-delà du concept de citoyen un individu redéfinir autour de la Loi, de l'altérité et du visage ? (Emmanuel Lévinas)

Edouard Valdman a donné une conférence sur ce thème à l’Alliance Française de New York en juin 2005



Qu'est-ce que l'antisémitisme ?

a/ L'antiquité grecque et romaine n'a pas connu l'antisémitisme

C'est grâce à Alexandre que la Bible a été traduite dans le bassin méditerranéen.

Jérusalem a été détruite par Titus en l'an 70 après Jésus-Christ pour des raisons essentiellement politiques.

b/ C'est l'Église catholique qui a inventé l'antisémitisme moderne et c'est le monde arabe qui au Moyen Âge a sauvé les juifs de la destruction.

c/ La Réforme protestante dont les États-Unis sont les héritiers a permis de déployer une nouvelle notion, celle de la pluralité humaine.
(Hanna Arendt)

C'est cette notion de pluralité humaine accompagnée par celle de la différence qui permet aux différences communauté et ethnies de vivre ensemble, aux États-Unis.

Edouard Valdman a donné une conférence sur ce sujet à l'université de Princeton, dans le département de sciences politiques dirigé par Ezra Suleiman en janvier 2005



La France est-elle antisémite ?

La Réforme protestante, elle-même issue du mouvement humaniste, est à l'origine de la puissance des pays Anglo-Saxons et en particulier de celle des Etats-Unis d'Amérique. Elle a cassé la toute puissance de l'Eglise catholique ainsi que celle de la monarchie. Elle a créé une relation libérale avec la Loi, avec le Père et avec Dieu, contrairement à la France, qui a conservé, au-delà de la Révolution, une relation absolue avec ces dimensions.

Cette Réforme est également à l'origine d'une nouvelle relation à la production et à l'argent, qui se déploie "pour la plus grande Gloire de Dieu". C'est ainsi que la définissaient Calvin ainsi que Benjamin Franklin.

Aujourd'hui il semble que la Production soit devenue une fin en elle-même dégagée de son support spirituel.

Le terrorisme ne serait-il pas le signe de ce déficit symbolique, au moment même où la globalisation tend à abolir la séparation entre les peuples, qui est pourtant elle-même d'ordre métaphysique et ontologique ?

Edouard Valdman a donné une conférence sur ce sujet à la Public Library de New York le 29 mars 2006, ainsi qu'à l'Alliance Française de Monclair NJ



Qu'est-ce que le terrorisme ?

La Réforme protestante, elle-même issue du mouvement humaniste, est à l'origine de la puissance des pays Anglo-Saxons et en particulier de celle des Etats-Unis d'Amérique. Elle a cassé la toute puissance de l'Eglise catholique ainsi que celle de la monarchie. Elle a créé une relation plus libérale avec la Loi, avec le Père et avec Dieu, contrairement à la France, qui a conservé, au-delà de la Révolution, une relation inquisitoriale avec ces dimensions.

Cette Réforme est également à l'origine d'une nouvelle relation à la production et à l'argent, qui se déploie "pour la plus grande Gloire de Dieu". C'est ainsi que la définissaient Calvin ainsi que Benjamin Franklin.

Aujourd'hui il semble que la Production soit devenue une fin en elle-même, dégagée de son support spirituel.

Le terrorisme ne serait-il pas le signe de ce déficit symbolique, au moment même où la globalisation tend à abolir la séparation entre les peuples, qui est pourtant elle-même d'ordre métaphysique et ontologique ?

Edouard Valdman a donné une conférence sur ce sujet à la Public Library de New York le 29 mars 2006, ainsi qu'à l'Alliance Française de Monclair NJ



Le retour du Saint


« Le XXIème sera spirituel ou ne sera pas ». Telle est la phrase bien connue d’André Malraux.

Au-delà des idéologies du XXème siècle (Marxisme, Fascisme, etc .) n’assistons-nous pas à une restructuration du Spirituel au sein de l’humanité, sous des formes parfois extrêmes mais néanmoins significatives ?

Le Catholicisme s’est restructuré en se ressourçant au tronc judaïque. Le Pape Jean-Paul II pour la première fois de l’Histoire de l’église s’est rendu au Mur des Lamentations, à Jérusalem ainsi qu’à la synagogue de Rome.

Les Nations et les Civilisations du XXIème siècle ne sont-elles pas chacune à leur manière en train de redéfinir l’origine de leur propre foi, et de leur identité ?

La Constitution européenne ne devrait-elle pas nommer elle-même ses différentes composantes, en particulier chrétiennes ?

Le retour d'Israël n'est-il pas le signe de cette restructuration ? Tel que le pense Emmanuel Levinas

L’Europe ne devrait-elle pas se dire être plurielle ?

Edouard Valdman a donné une conférence sur ce sujet au Centre Communautaire de Paris en 2004



Israël - Palestine :
vers une Fédération des peuples du Moyen-Orient


Théodore Hertzl le fondateur de l’état d’Israël, a reconduit paradoxalement à l’occasion de la création de cet état, la forme de l’Etat Nation européen.

C’est précisément cet Etat Nation qui s’est avéré incapable aussi bien au moment de l’affaire Dreyfus que du régime de Vichy, d’intégrer les juifs et de faire face aux extrémismes de notre temps.

Comme l’a très bien vu Hanna Arendt, il s’agit de s'élever au dessus de l’Etat Nation pour créer une fédération ou une confédération, susceptible d’intégrer la « pluralité humaine ».

Ne conviendrait-il pas de créer au Moyen-Orient une Fédération ou une Confédération à l’intérieur de laquelle pourraient prendre place l’état d’Israël aussi bien qu’un état palestinien, ainsi que d’autres états arabes, sous le couvert d’une Constitution qui transcenderait chacune de ces entités ?

Edouard Valdman a présenté une conférence sur ce sujet le 18 octobre 2007, au Consulat Général de France à New York



La France est-elle intolérante ?

Le principe de tolérance, dégagé par la Réforme protestante fonde la notion de différence, à l’opposé de celle reductrice d'égalité, défendue par la Patrie des Droits de l’Homme.

Ce déficit symbolique de la France pourra-t-il être compensé par la création d’une Europe plurielle qui se verrait en mesure en raison de sa pluralité même, d’intégrer ces différences ?

Pour ce faire l’Europe ne devrait-elle pas se dire catholique, protestante, laïque, juive, c’est-à-dire plurielle ?




THEME 2 :
LES RAPPORTS ENTRE LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS


"Idéalisme français - Pragmatisme américain :
une nécessaire union"



Dimension tragique issue de la Grèce et idéologie puritaine en relation étroite avec la loi judaïque constituent les deux piliers de la civilisation occidentale.

L’union de la France et des Etats-Unis est aujourd’hui une indispensable exigence face aux nations émergentes et aux défis de notre temps. Il en va de notre survie.

Le 18 novembre 2010 une conférence à l'université de Cuny à New York sera donné par Edouard valdman



France - Etats-Unis :
une nécessaire union



1/ Les États-Unis sont un pays protestant, héritiers de la Réforme Celle-ci a au XVIème siècle en Allemagne et en Angleterre a créé une relation nouvelle avec la Divinité, plus proche et plus libérée, et c'est de cette Réforme que sont issues les monarchies dites constitutionnelles.

La Réforme est également à l'origine du libre échange, de la libre entreprise, en un mot du libéralisme, ainsi que du capitalisme.

Elle est également à l'origine de la séparation de l'église et de l'état.

2/ En France, le roi Louis XIV n'a pas souhaité intégrer la Réforme. Il a révoqué l'édit de Nantes. Il a en conséquence condamné la France à opérer une Révolution qui a prétendu abattre Dieu, le Roi et autres symboles de l'autorité.

Cependant sous un vocabulaire autre, et à travers Jean-Jacques Rousseau, elle a reconduit les structures de la monarchie, les a préservées et à travers l'Empire les a renforcées.

Elle a préservé également le Goût français, venu directement de la monarchie, ainsi qu'une certaine relation à l'absolu et à l'utopie.

3/ Il serait souhaitable que ces deux dimensions, le pragmatisme américain et l'utopie française, puissent s'unir, étant elles-mêmes des contradictions créatrices et fécondes à l'intérieur de l'évolution de la pensée occidentale.

Edouard Valdman a donné une lecture sur ce sujet au Consulat Général de France à New York le 10 mai 2006, à l'invitation de François Delattre



Fin de l'Histoire et Choc des civilisations


L’Histoire ne peut avoir de fin, contrairement à ce qu’écrit Fukuyama. En effet elle est un concept grec qui s’inscrit à l’intérieur d’une dialectique, notion elle-même d’origine grecque, reprise ultérieurement par Hegel.

Le propre de la dialectique est de se déployer dans le monde d’une manière contradictoire et infinie.

Existe-il par ailleurs actuellement un choc des civilisations, entre l’Islam et la religion Judéo-Chrétienne par exemple, ou au contraire un ressourcement des grandes spiritualités du monde et des grandes religions à un tronc commun, contrairement à ce que pense Samuel Huntington, à l’occasion en particulier du Retour d’Israël ?

L’Islam et le Coran sont les enfants du judaïsme et c’est à l’intérieur du Livre que la solution au problème du terrorisme devrait être trouvée.

Il n’y a pas de choc entre la civilisation occidentale et l’Islam.



Nouvelles réflexions sur la Peine Capitale

La peine de mort telle qu’elle a été abolie en France en 1981, se situait dans la France laïque, celle des Lumières, dans le prolongement de la révolution de 1789.

Comme le disaient Albert Camus et Arthur Koestler (Réflexions sur la peine capitale), une société dépourvue de transcendance ne peut plus se permettre de prononcer des condamnations à la Peine Capitale.

Les Etats-Unis ont conservé une relation à la transcendance, à travers leur origine protestante. C’est la raison pour laquelle sans doute ils se croient fondés aujourd’hui à appliquer la peine de mort.

En tout état de cause, si l’on veut aborder une nouvelle réflexion sur la peine capitale, il convient de resituer le lieu d’où celle-ci est contestée et celui d’où elle est défendue, à partir de leurs traditions spirituelles et religieuses respectives.



THEME 3 :
L'ART


La fin de l'Art ?


A New York en 1910, Marcel Duchamp expose un urinoir et le signe en tant qu'œuvre d'art. Au-delà du canular, un tournant est pris dans l'aventure de la sensibilité. Ce n'est plus le travail sur la matière qui est important. L'artiste n'a plus à aller chercher la beauté, en son propre cœur, comme l'or au fond de la terre. Le monde est beau Tel Quel.

Tout est Art.

Tout est Art ne voudrait-il pas dire que plus rien ne l'est ?

L'Art n'est plus la question de notre temps. La préoccupation de notre temps est l'aménagement du territoire, la conquête de l'espace, la productivité. Nous sommes dans une société de la créativité.

Le week-end à Hong-Kong, ou dans la lune remplacera-t-il l'acte de création solitaire, l'interrogation métaphysique, le poème ? L'homme désormais privé d'intériorité, de symbolique pourra-t-il continuer à communiquer avec ses semblables ou sera-t-il condamné à la destruction ?

Edouard Valdman a donné une conférence sur ce sujet au Jockey Club de Paris, en janvier 2005